Atlas des paysages - Diren Languedoc-Roussillon
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  Analyse critique :
 
 
 
 
 
 
 
 
 

6. La plaine de Fabrègues

Valeurs paysagères clefs

Une fragile dominante viticole

 
La plaine entre Saussan et Pignan
 
Détail de l'occupation du sol de la plaine, associant vigne, friches et urbanisation. Vue depuis le réservoir de Pignan
 
Une propriété viticole près de Cournonterral
 
Occupée de façon dominante par la vigne, la plaine de Fabrègues ne présente pas pour autant un paysage viticole aussi soigné que celui que l'on trouvera plus à l'ouest, en approchant de la vallée de l'Héraut : ici les friches sont nombreuses, marbrant de leurs taches claires le manteau strié du vignoble. Cette fragilité de l'espace viticole, qui s'ajoute à l'urbanisation pressante, renforce le sentiment d'équilibre précaire qui semble vouloir encore régner entre les bourgs viticoles et leurs terroirs. Si la motivation des nouveaux habitants de ces bourgs est bien en partie lié au cadre de vie offert, au contact immédiat d'espaces de nature, cultivés ou non, ceux-ci ne semblent pas encore pouvoir être pris en charge par les édiles concernés et restent tributaires d'une activité économique traditionnelle mais chancelante dans ce contexte.

Quelques beaux mas et châteaux marquent encore la plaine de leur présence, accompagnés de leurs parcs et jardins, signalés par les frondaisons d'arbres-signaux, notamment des grands pins. Celui de l'Engarran reste l'un des plus connus, élégant exemple de l'architecture privée montpelliéraine, au jardin très proche de son état initial du XVIIIe siècle.  

Une rupture nette avec l'agglomération par la vallée et le coteau de la Mosson

 
Le coteau de la Mosson et Saint-Jean-de-Védas, vus depuis Lavérune
 
Le coteau de la Mosson vu depuis la plaine, vers Juvignac
 
Encore distincts les uns des autres, les bourgs restent séparés de l'agglomération de Montpellier proprement dite par la précieuse vallée de la Mosson, accompagnée de son haut coteau en rive gauche qui marque l'horizon de la plaine.  

Des sites bâtis de qualité, en villages distincts qui organisent la plaine

 
Gigean, en position légèrement dominante sur la plaine
 
Saint-Georges-d'Orques, accroché sur les pentes du rebord de la plaine
 
Deux types de bourgs se rencontrent dans la plaine de Fabrègues :
  • les bourgs dans la plaine proprement dite, souvent liés au passage des infrastructures et positionnés sur de légères élévations, les piochs : Juvignac (RN 109), Lavérune, Saussan, (RD 5), Fabrègues, Gigean (RN 113), Poussan enfin ;
  • les bourgs du rebord de la plaine, régulièrement disposés sur le bas des pentes de la garrigue d'Aumelas, protégés de la tramontane, tournés vers le sud et les étendues de la plaine :
    Saint-Georges-d'Orques, Pignan, Cournonterral et Cournonsec, Montbazin.
Au total, la plaine est nettement organisée, ponctuée et rythmée par la succession de ces bourgs ; les dynamiques récentes d'urbanisation linéaire en zones artisanales et lotissements, observables le long des routes, fragilise cette organisation qui concoure à la lisibilité du paysage : notamment à Fabrègues, à Gigean, à Poussan, ...  

Un patrimoine architectural et urbain de belle qualité

 
Fabrègues, exemple de bâti " vigneron "
 
Pignan, exemple de bâti " vigneron "
 
Poussan, remparts et porte d'entrée de la circulade
 
Les tours qui signalent Cournonterral dans le paysage. Le patrimoine architectural des tours du Moyen-âge et des églises signale le village à distance.
 
Outre la valeur des sites qu'ils occupent et qu'ils forment, les villages offrent un patrimoine de grande qualité, à la fois par les formes urbaines - circulades ou damiers plus réguliers - et par l'architecture étonnamment unitaire et typée du bâti " vigneron " : maisons à un ou deux étages, percées d'un porche pour la cave le plus souvent arrondi, et agrémentées d'étroits balcons de fer forgé, souvent remarquablement travaillés.

Pourtant, malgré ces qualités, les coeurs de villages apparaissent souvent vieillissants, non restaurés, alors même qu'ils s'environnent de maisons neuves au point de déborder leur site d'origine. Seuls les quartiers anciens de villages offrant des maisons avec jardins, arbres, ombre, font l'objet de restaurations souvent de qualité : on l'observe notamment à Cournonterral et à Saint-Georges-d'Orques.  

Une forte pression de l'urbanisation qui marque le paysage

 La plaine de Fabrègues vue depuis la montagne de la Gardiole - chapelle Saint-Bauzille -
 
C'est surtout l'urbanisation qui marque aujourd'hui le paysage de la plaine. Lorsqu'on regarde depuis les hauteurs qui la bordent de toutes parts, le phénomène d'extension de l'urbanisation est frappant, déroulant des nappes de taches blanches : les nouveaux lotissements. Certes, les bourgs d'origine restent encore distincts les uns des autres : mais ils ont considérablement grossi, passant de villages à petites villes, et subissent de plein fouet la pression du développement de Montpellier.  

 


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