Atlas des paysages - Diren Languedoc-Roussillon
Introduction à l'Atlas des paysages Plan du site Recherche multi-critères Lexique Contacts Aide et mode d'emploi
Fondements des paysages Organisation des paysages Unités de paysage Enjeux majeurs
 
 
  Situation :
 
 
  Description :
 
 
  Analyse critique :
 
 
 
 
 
 
 

24. Les gorges de la Vis

Valeurs paysagères clefs

Des gorges impressionnantes creusées dans les calcaires et les dolomies

 
 Les gorges de la Vis vues depuis la Baume Auriol
 
Rochers ruiniformes des gorges de la Vis à l'aval de son parcours
 
La Baume Auriol, site réaménagé pour l'accueil du public sur le rebord des gorges
 
Traversée de la forêt domaniale de la Séranne, vers la maison forestière du Grenouillet.
 
Dans l'épaisse table de calcaires et de dolomies jurassiques des causses, la Vis a taillé sur près de 350 m de profondeur des gorges sèches et râpeuses. Les géologues pensent qu'elles se sont creusées en l'espace de 2 à 3 millions d'années, soit 1/10e de millimètre par an. Aujourd'hui, elles semblent couvertes d'une peau de léopard, avec leurs corniches et éboulis de calcaires gris, tachés de sombre par la maigre végétation des buis et des genévriers qui s'accrochent aux pentes raides. Côté Hérault, on les découvre particulièrement facilement depuis la Baume Auriol, dont les bâtiments ont été réaménagés pour le public. A l'aval de Madières, la présence de la forêt domaniale de la Séranne, sur les flancs de la vallée, modifie les ambiances : elles deviennent plus fraîches avec la présence surprenante de sapins, de frênes et de chênes.  

Une présence humaine remarquable

 
Le petit village de Beauquiniès dans le vaste paysage des gorges de la Vis. Vue depuis la chapelle de Gorniès
 
Madières et les gorges de la Vis
 
Soutayrol dans les gorges de la Vis. A l'horizon à gauche, la montagne de la Séranne
 
Bien que sauvages et n'offrant presque que des pentes raides, voire des falaises, les gorges de la Vis sont habitées, occupées par quelques villages accrochés aux flancs de la vallée, qui semblent minuscules dans l'étendue verticale du paysage : Navacelles, Madières, l'Escoute, Beauquiniès, Soutayrol. Ils composent toujours des sites bâtis de qualité, tirant parti avec finesse de la contrainte du dévers, environnés de terrasses étroites autrefois cultivées, aujourd'hui largement enfrichées, qui sculptent la montagne en escaliers géants.  

Le cirque de Navacelles : un des méandres coupés de la Vis

 
Le cirque de Navacelles vu depuis la Baume Auriol
 
Le cirque de Navacelles vu depuis la Baume Auriol ; détail des fonds cultivés
 
La Vis, alimentée par la puissante résurgence de la Foux, sixième source de France par son débit, dessine des méandres serrés au fond des gorges, creusant les rives concaves et déposant les alluvions sur les rives convexes. Les langues de causses séparant les boucles, de plus en plus érodées, peuvent finir par être recoupées par l'eau qui abandonne alors la boucle pour passer " tout droit ". C'est ce qui se passe en trois endroits. Le méandre de Navacelles, coupé il y a 6 000 ans, est le plus connu et spectaculaire, formant un "cirque ". La valeur du site naturel de Navacelles est augmentée par la surprenante présence humaine dans ce fond de gorges. Elle se traduit par une mise en culture du fond plat de la boucle abandonné par l'eau, qui renforce la lisibilité de l'ancien tracé de l'eau par contraste avec le paysage aride des pentes alentours. Elle se traduit aussi par la présence du village, accroché en plusieurs points sur les marges du fond des gorges.  

 


Retour en haut de page

Diren Languedoc-Roussillon - Agence Folléa-Gautier, paysagistes-urbanistes
Ne pas reproduire sans autorisation