Atlas des paysages - Diren Languedoc-Roussillon
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19. Uzès et les plaines de l'Alzon et des Seynes

Valeurs paysagères clefs

Uzès : un site bâti exceptionnel qui prend appui sur une colline au centre de la plaine.

 
 Uzès dominant les plaines de l'Alzon et des Seynes. Vue prise depuis la table d'orientation d'Uzès.
 
Les tours d'Uzès.
 
D'où que l'on vienne, la ville d'Uzès se perçoit de loin, trônant sur sa colline, captant les regards par les signaux que constituent ses tours, dessinées comme des pièces d'échiquiers. De gauche à droite : tour Fenestrelle, tour du Roi, tour de l'Evêque et tour Bermonde (duché).  

Uzès, la promenade Racine et la promenade des Marronniers, dominant les terrasses du jardin de l'Evêché et la vallée de l'Eure.
 
Le centre historique d'Uzès est implanté en bordure de la surprenante découpe en gorges que constitue la vallée de l'Eure (nom de la source), au fond de laquelle coule l'Alzon. Une vue magnifique s'ouvre sur la profonde vallée depuis la terrasse des Marronniers et la promenade Racine qui cernent la cathédrale et qui dominent les jardins de l'Evêché.  

La vallée de l'Eure et Uzès, vus de la rive gauche (est).
 
La vallée de l'Eure constitue un havre de fraîcheur qui contraste de façon radicale avec les coteaux couverts de garrigue surchauffés l'été.  

Uzès : le boulevard ciculaire
 
Uzès : Place aux herbes
 
Le centre ancien, développé à l'intérieur du boulevard circulaire construit sur les anciens remparts, se développe autour du duché, caché en son cour, et de la Place aux Herbes, bordée par ses arcades, qui attire un marché très actif largement envahi par les touristes en été.  

Le rebord nord du site de la colline d'Uzès, et l'entrée par la route de Lussan.
 
La plaine des Seynes vue depuis le mas de Castille. On aperçoit le rebord ouest du site de la colline d'Uzès, qui s'incline en pente douce vers le sud à droite.
 
Le mas Vieux, non loin de la route de Lussan.
 
Autour de la ville ancienne, la ville plus récente se développe sur la colline, qui prend une forme d'amande dont la pointe s'incline vers le sud. Le site de la colline est ainsi délimité par des rebords qui la distinguent de la plaine de l'Alzon au nord comme de la plaine des Seynes à l'ouest. Des mas de grande qualité architecturale et paysagère occupent ces rebords, profitant de la vue offerte sur les plaines alentours et signalant souvent l'arrivée sur la colline d'Uzès depuis les routes :
  • mas de la Lauze, mas des Américains, mas Plantier, mas des Cyprès et mas d'Avedon au-dessus de la plaine de l'Alzon,
  • mas de Mayac et mas Vieux au nord, cadrant la route de Lussan,
  • mas de Rouquette, mas Gaillard, mas de Cromono et mas de Bellevue au-dessus de la plaine des Seynes à l'ouest,
  • mas de l'Escalette dominant la profonde vallée de l'Eure à l'est.
 

Des routes d'accès spectaculaires rayonnantes sur Uzès.

La route de Lussan, débouchant sur la plaine d'Uzès. Au fond la silhouette de la ville.
 
Pas moins de sept routes rayonnent régulièrement depuis la ville, témoignant de l'importance centrale qu' a constitué Uzès, premier Duché de France, pour tout le pays : la route d'Avignon (RD 981), la route de Nîmes (RD 979), la route de Sommières (RD 22), la route d'Arpaillargues et Moussac (RD 982), la route d'Alès (RD 981), la route de Lussan (RD 979) et la route de Bagnols-sur-Cèze (RD 982).  

L'accès à Uzès par la RD 22 (route d'Arpaillargues/Moussac et route de Dions/Sommières) en rampe, et ouvrant des vues sur la plaine des Seynes.
 
Les reliefs de la colline d'Uzès permettent de bénéficier d'entrées de villes de qualité, notamment par les routes de Lussan, de Bagnols et d'Arpaillargues/Sommières.  

La route de Saint-Hippolyte-de-Montaigu à Uzès.
 
Les routes qui sillonnent les plaines composent des paysages remarquables grâce aux alignements de platanes qui les accompagnent par endroits.  

Une plaine agricole qui ceinture la colline d'Uzès.

La plaine agricole au pied de Saint-Siffret.
 
La plaine agricole autour des Seynes comme autour de l'Alzon, apparaît souvent d'une grande qualité paysagère grâce à la diversité des cultures rencontrées, où la vigne se mêle aux céréales.  

La plaine des Seynes et Serviers-et-Labaume.
 
La plaine de Gattigues.
 
La plaine de Flaux et le village de Saint-Hippolyte-de-Montaigu.
 
La qualité paysagère de la plaine est également liée à la complexité topographique des sites sur ses bords, qui composent des petites plaines en marge de la grande, dans des échelles plus intimistes : plaine de Flaux et Saint-Hippolyte-de-Montaigu, plaine de Vallabrix, plaine d'Aygaliers, Foussargues et Labaume, plaine de Gattigues, plaine des Seynes au sud de Serviers-et-Labaume.  

La plaine agricole humide de l'Alzon entre Saint-Quentin-la-Poterie et Uzès. Vue prise depuis la colline d'Uzès, à proximité du mas des Américains.
 
La plaine agricole humide de l'Alzon entre Saint-Quentin-la-Poterie et Uzès.
 
Entre Saint-Quentin-la-Poterie et Uzès, la plaine humide de l'Alzon, rare et originale, déroule des prairies mêlées aux champs de blé, cadrées par de grands arbres et sillonnée de ruisseaux.  

La faille d'entrée de l'Alzon dans la vallée de l'Eure, vers le château de Plantery.
 
La plaine humide entre SaintQuentin et Uzès est liée à l'Alzon et à ses affluents qui voient là leurs cours obligatoirement converger et leurs débits se ralentir, à cause du goulet de la vallée de l'Eure dans lequel l'Alzon s'enfile pour continuer sa descente vers le Gardon.  

Des villages qui s'échelonnent sur les marges de la plaine.

 
Montaren, dominant la plaine des Seynes et bénéficiant, sur ce côté ouest, d'une jolie limite de village.
 
Saint-Siffret, dominant la plaine du Merlançon.
 
De nombreux villages se rencontrent autour d'Uzès, souvent distants de 2 à 4 kilomètres seulement. Tous se positionnent sur les marges des plaines agricoles, accrochés sur les piémonts des coteaux qui les bordent, la plupart à une cote d'altitude proche de 85 m. Ils constituent ainsi des sites bâtis de grande qualité.  

Serviers-et-Labaume, vu depuis la route d'Alès.
 
La plupart des villages, en piémont, restent à distance de la route principale, qui passe davantage en plaine : ce recul favorise la mise en scène des villages dans le paysage.  


 
A l'instar d'Uzès, presque entièrement réhabilitée en quarante ans, les cours des villages alentour apparaissent souvent restaurés et de belle qualité, le patrimoine ancien étant volontiers racheté et réhabilité par une population extérieure au pays, venant notamment de la région parisienne et d'Europe du nord.  

Une dynamique récente d'urbanisation le long des routes.

Urbanisation d'habitations entre Montaren et Uzès.
 
La pression de l'urbanisation, liée au développement du tourisme et à la proximité des pôles en développement que sont Nîmes, Avignon, Alès et le couloir rhôdanien vers Bagnols-sur-Cèze/Pont-Saint-Esprit, conduisent par endroits à une fragilisation des sites bâtis lors des extensions.  

Urbanisation commerciale en marge de Montaren et d'Uzès.
 
La pression du développement conduit depuis quelques années à un débordement de l'urbanisation commerciale et d'habitations hors du site de la colline d'Uzès, qui fragilise sa qualité paysagère :
  • autour de la route d'Alès vers Montaren
  • autour de la route d'Avignon vers Pont des Charettes
 

 


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